Actualités / Démocratie locale - mardi 18 septembre 2012

Les projets des centres sociaux face aux réalités financières

DEPUIS plus d’un an, les centres sociaux ont vu leur financement diminuer de manière significative. Moins 16 % pour le contrat urbain de cohésion sociale (Cucs), pourtant prolongé jusqu’en 2014 soit une baisse très significative des crédits de 135 000 euros. Certains d’entre eux y ont perdu plus de 20 000 euros. “Les centres sociaux sont en première ligne avec la Ville, sur des territoires en renouvellement urbain, comme le Mas du Taureau ou les Verchères, territoires qui restent cependant fragiles”, explique le maire Bernard Genin. Des associations qui, selon lui, coproduisent les politiques de cohésion sociale. Alors, face au retrait progressif des partenaires institutionnels et afin de pérenniser des financements stables, la Ville a présenté, lors du vote du budget 2012, une augmentation de 3 % de sa subvention aux centres sociaux. Et a mis en place un travail partenarial pour formaliser le lien qui unit ces associations avec la Ville. “Nous devons soutenir par tous les moyens ces associations structurantes, vecteurs de citoyenneté”, s’est engagé le maire. Une citoyenneté qui transparaît dans les projets pluriannuels établis par chaque structure et dont découlent leurs actions au quotidien. Le point sur la rentrée des centres sociaux à Vaulx.
La culture accessible et populaire à Peyri
Dans un contexte de restriction budgétaire, tandis que la population du Sud grandit et que les besoins du quartier s’accroissent, l’équipe du centre social et culturel Peyri s’efforce de maintenir une gestion serrée pour conserver l’activité existante. “Les financeurs ont-ils tous bien pris la juste mesure des besoins nouveaux ?”, interroge le président de la structure, Vincent Guyader. La subvention de l’Etat, qui représentait 10,2 % des financements en 2009, est passée à 7,5 % en 2011. L’apport de la commune s’élève à 236 741 euros (32,5%) et celui de la Caf à 210 788 euros (28,9 %). Economie oblige, la masse salariale qui atteignait 538 209 euros en 2009, ne dépasse pas 463 531 euros en 2011. Quant aux réserves, elles ont été renflouées et s’élèvent à 65 733 euros. Aussi le centre social reprend son fonctionnement normal en réactivant deux postes qui existaient en 2007. Et poursuit son projet quadriennal (2012-2016) avec un nouveau directeur, Marcelo Chaparro, en fonction depuis le 3 septembre. Avec lui, l’équipe poursuivra ses objectifs : accompagner les habitants anciens et nouveaux, favoriser l’ouverture culturelle, contribuer à la rencontre, au débat... à la construction d’une communauté citoyenne.

Pratique :

portes ouvertes et inscriptions du 24 au 28 septembre. Rue Joseph-Blein.
Maintenir l’équilibre au Grand-Vire
L’année 2011 a été ponctuée d’événements qui ont affecté le centre social du Grand-Vire et ont nécessité une restructuration de son organisation pour pérenniser l’emploi tout en continuant d’assurer ses missions. “Nous insistons sur l’implication et la participation de nos adhérents à des groupes de discussion dans un esprit de transparence”, assure Muriel Lecerf, la présidente. Un déficit important a conduit à un licenciement économique. “La situation reste très tendue. Notre sortie du dispositif de Zone franche urbaine, la baisse des subventions publiques et le contexte économique entraînent des difficultés. Nous enregistrons toutefois une augmentation du nombre d’adhérents ce qui permet d’envisager de nouveaux projets avec de nouveaux financements”, poursuit-elle. L’axe fort du centre social a été centré sur la famille avec l’embauche à mi-temps d’une conseillère en économie sociale et familiale. L’année 2010- 2011 a compté 678 inscrits. Parmi lesquels, 471 adhésions dont 178 adhésions individuelles et 293 adhésions familiales.

Pratique :

renseignements et inscriptions au 04 78 80 73 93 ou sur place, centre social du Grand-Vire, 23 rue Jules-Romains.

La gestion prend le pas sur le projet à Levy
A La Grappinière, le directeur du centre social Levy avoue quant à lui : “On est plus dans un mode gestionnaire que dans le développement”. Pour Didier Lehrmann, ce souci constant de gestion de crédits très serrés “prend trop souvent le pas sur le projet du centre social qui pourtant doit guider nos actions”. Et avec la transformation à moyen terme du quartier, qui verra 220 logements reconstruits, La Grappinière est amenée à se développer et de nouvelles familles viendront enrichir les quelque 700 déjà adhérentes à Levy. “Ici comme dans les autres quartiers, il faut se projeter en
tenant compte des transformations de l’environnement, la venue de nouvelles familles, l’évolution de la demande”. Malgré tout, le centre social s’attache à garder la solidarité au cœur de ses activités. “Et nous en sommes très fier”, poursuit le directeur. Le centre social Georges-Levy ne déroge pas à la
priorité et aux valeurs qui fondent sa démarche : la famille, la démocratie, la coopération et la solidarité. “Notre projet vise à favoriser la vie sociale des familles en prenant en compte toutes les diversités culturelles et socio-économiques, décrit Didier Lehrmann. Il y a 20 ans, on était plus sur l’individuel,
aujourd’hui, la famille est au centre de nos préoccupations, nous luttons contre son isolement et souhaitons l’ouvrir sur l’extérieur”, poursuit-il.

Pratique :

les inscriptions pour les activités adultes ont lieu les 20 et 21 septembre au centre social Levy, place André-Bolliet

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