ARCHIVES / A Vaulx Jazz 2014 - lundi 17 mars 2014 - (12 images)

Une Traviata décapée et décapante

L’association musicale de Vaulx-en-Velin n’a pas peur de se frotter aux grands classiques de l’opéra. Samedi 15 mars, dans le cadre du festival A-Vaulx Jazz et pour célébrer le 50e anniversaire de leur association, les musiciens de l’harmonie et de l’ensemble vocal de Vaulx et la compagnie Divagations ont entonné une version décapée du célébrissime opéra de Guiseppe Verdi, La Traviata. Deux heures durant, l’orchestre s’est brillamment époumoné pour narrer le destin fragile de la courtisane tuberculeuse, revisité par Nicolas Bianco et intitulé pour l’occasion Traviata Songbook. A la baguette, le jeune Michael Castrichini, nouveau patron de la formation vaudaise n’a pas démérité pour à la fois s’élancer dans des solos de saxophone endiablés, tout en menant ses troupes à bon port.

Un xylophone, des vidéo sépia de petites ruelles ensoleillées, un chanteur – O sole mio- à la voix de stentor et à l’accordéon frénétique (Remy Poulakis) : c’est l’Italie de Visconti tout entière que l’ensemble musical a fait débarquer au centre Charlie-Chaplin. La contrebasse, les percussions lancinantes et la maîtrise impeccable du piano ont aussi contribué a faire de cette soirée une grande réussite. Une Traviata version jazz ? Verdi n’y avait pas pensé. Il avait bien tort !

M.K

Photo © J-L Bertheau

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