Portraits / JOURNAL N°74 - mardi 04 juin 2013

Abdel Kader Ramdoni et Moussa Gharbi, un p’tit coin d’paradis au pied des tours

N POUSSANT la grille qui donne accès aux jardins d’Abdel Kader Ramdoni et de Moussa Gharbi, on est d’emblée frappé par l’abondance des cultures et le soin apporté aux plantations. L’un comme l’autre ont l’amour de la terre : “C’est elle qui nous nourrit, elle nous donne tout. Ceux qui la polluent, la maltraitent ne l’ont malheureusement pas compris”, s’inquiète Moussa Gharbi, exaspéré aussi par ce constat : “Certaines personnes ont réclamé une parcelle, mais ne l’entre- tiennent pas”. Cette attitude le heurte profondément car, selon lui, c’est l’image même de la ville qui est mise à mal par cette attitude désinvolte : “Les jardins représentent la vitrine de Vaulx-en-Velin”.Une opinion partagée par Abdel Kader Ramdoni qui, comme son col- lègue, a le sens du travail bien fait et l’esprit de solidarité. “Le jardin pour moi, c’est comme une famille, j’y passe tous les jours, on s’entraide”. Animés par l’esprit du partage, ils ont du plaisir à prodiguer des conseils aux écoliers venus goûter aux joies du jardinage, comme aux autres jardiniers moins expérimentés. Ils n’ont pas peur de passer des heures à creuser, retourner la terre, arracher les mauvaises herbes. Mais, au bout de l’effort, il y a la récompense : la récolte à répartir ensuite entre la famille, les amis, les voisins. Et aussi, ce fabuleux moment qui émeut tant Abdel Kader Ramdoni : “Lorsque je viens vers cinq heures du soir au jardin, je sens l’odeur de la terre retournée, c’est comme un parfum”.

J.P

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